L'apparition
C'était par un hiver de 1996. J'étais paisiblement assis dans mon fauteuil, en train de regarder la télévision, quand la sonnerie stridente du téléphone retentit. J'allais apprendre quelques secondes plus tard par un policier, une nouvelle fracassante, horrible, boulversante et bien d'autres adjectifs de ce genre. J'étais consterné : on venait de m'apprendre que ma fille, Léa, agée de 27 ans, venait de décéder dans un accident de voiture. Excusez-moi, je ne me suis point présenté : je m'appelle Joe DURVIL, j'ai cinquante-trois ans et je suis maçon. Après cette annonce, j'allais être seul chez moi dans ma maison à Loches. Pendant quelques secondes, je crus que je faisais un cauchemar, mais la réalité me reprit. Comment pourrais-je vivre sans ma très chère fille? A mon goût, je n'avais plus ma place dans ce monde.
Quelques jours plus tard, j'avais l'impression de devenir fou...
Ce vide qui était à présent dans ma vie me désoriantait, je ne savais plus qui j'étais et pourquoi j'existais. Tenez par exemple, le soir pour aller me coucher, je ne retrouvais plus ma chambre, ou alors quand j'allais faire une course, je ne savais plus où j'avais garé ma voiture.
Après les obsèques, mon patron me proposa de prendre quelques jours de repos.
Un beau matin, inexplicablement, je me sentis bien et même heureux. Je sentais comme une présence qui comblait ce vide. Je me levai avec une envie intense de retourner au travail après ces vacances bien meritées. Une heure plus tard, je pris ma voiture. Quand j'arrivai au travail, mon patron m'ordonna d'aller travailler seul dans une vieille maison dont le bois noirci était moisi, pour restaurer la chambre des propriètaires...
Maintenant, je m'étais habitué à cette solitude, mais aujourd'hui, ce n'était pas comme les autres jours. Cependant, je ne pouvais en expliquer la raison.
J'arrivais à ladite maison, au bout de quelques minutes de route, par un petit chemin envahi par les ronces et parsemé de petits cailloux. Je m' interrogeais : pourquoi ces gens me demandaient-ils de faire des réparations dans leur maison alors que tout semblait abandonné? Un frisson étrange me parcourut...
La porte était entr'ouverte. Cela m'etonna car mon patron m'avait dit qu'il n'y avait personne et m'avait donc donné la clé...
Je sortis de ma voiture, il y avait un épais brouillard et une atmosphère étrange et étouffante résidait en ces lieux. Bizarrement, la façade ne contennait que la porte et une petite lucarne.
Je m'avancais vers la porte quand je crus apercevoir une silouhette humaine à l'entrée. Mais plus j'avançais et moins je la voyais jusqu'à ce quelle disparaisse tout à fait. Avais-je rêvé? Bref, je poussai la porte de la maison qui fit trembler mes timpants tellement le grincement terrifiant était assourdissant. Une lumière aveuglante provenait du fond de ce couloir qui semblait appartenir aux ténèbres. Je fis quelques pas puis je m'arrêtai car je crus entendre du bruit; celui ci me guidait vers la lumière. J'avançais encore.
Une fois arrivé, je vis que la lumière provenait d'une jeune et belle femme qui regardait la télévision sur un canapé.
Soudain, elle se leva et se retourna vers moi. Un frisson éffroyable parcouru tout mon corps. Cette femme était en faite, ma bien aimé fille Léa que j'ai perdu il y a peu. J'approchais mais elle restait figée. Puis, au moment où j'allais la toucher, elle hurla et disparu. J'étais subjugué. Mon esprit était encombré de questions. L'avais-je vraiment vu, ou est-ce-que c'était cette lumière aveuglante qui me troubla? Je la cherchais en vain. Finalement, je terminais mon travail. Je retournais chez mon patron pour lui annoncer la fin des travaux. Celui-ci me sermona car il ne m'avait pas demander d'aller travailler dans cette maison. Je retournais chez moi en voiture quand soudain, je voyais ma fille dans le rétroviseur, puis j'eu un accident terrible... Quand je me réveillais j'étais couché dans un lit d'hopital avec ma fille assise à coté de moi.
vendredi 26 juin 2009
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